Les exonérations de charge, 30 milliards de manque à gagner
Bonne nouvelles: les encaissements des Urssaf, organismes chargés de collecter les cotisations sociales, ont progressé de 2,4% en 2010 à 266,4 milliards d'euros, soit 6,1 milliards de plus qu'en 2009, selon un bilan de l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss). Mauvaise nouvelle: le montant des exonérations de charges sociales a lui aussi progressé, atteignant 30 milliards d'euros en 2010, soit 10% du total des cotisations dues par les salariés et les employeurs à la Sécurité sociale. Ce n'est pas le record - 30,7 milliards en 2008 -, mais c'est 55% de plus qu'en 2002.
Les comptes de la Sécurité sociale n'en souffrent cependant pas trop. L'Etat a compensé 90% de ce manque à gagner en 2010 - 318 millions d'euros de pertes donc -, par l'affectation de diverses taxes (sur le tabac, sur les primes d'assurance automobile, sur les salaires, TVA sur les alcools, etc.). C'est donc l'Etat qui enregistre une perte de recettes de 30 milliards d'euros par an. Cela équivaut à un tiers du déficit public. En période de rigueur budgétaire, cela fait réfléchir... Car certaines exonérations ont une justification économique limitée.
La quasi-totalité (27,7 milliards d'euros) de ces exonérations concerne les employeurs. Il s'agit par exemple d'exonérations de charges ciblées sur des publics (embauche des jeunes en alternance, contrats aidés). Mais le principal manque à gagner concerne les "mesures d'encouragement à la création d'emplois", selon les termes de l'Acoss. Autrement dit, les allègements de charges sur les bas salaires, dits allègements Fillon. Ce mécanisme vise à diminuer le coût du travail pour les emplois rémunérés entre 1 et 1,6 Smic. Manque à gagner pour les finances publiques: 20,8 milliards d'euros en 2010, en hausse de 33% depuis 2003 (date de la mise en place de la réduction Fillon).
les allègements sur les bas salaires contestés mais intouchables
L'existence des exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires est souvent remise en question. Leur coût pour les finances publiques a été multiplié par dix depuis 1993, année où a été initiée par Edourad Balladur cette politique. Les syndicats dénoncent régulièrement une "trappe aux bas salaires". Néanmoins, les allègements de charges sur les bas salaires ont permis de créer ou de sauvegarder 800 000 postes depuis 1993, selon un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires publié en 2010.
"Supprimer ces exonérations sans contrepartie, à savoir une remise en cause des 35 heures, serait catastrophique pour l'emploi", estime le député UMP Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale. Au mieux peut-on tenter d'en réduire le coût. C'est ce qu'a fait le gouvernement récemment: la loi de finances 2011 annualise le mode de calcul de ces exonérations, alors qu'avant elles étaient mensualisées. Le treizième mois et les primes sont donc intégrés dans le calcul, ce qui accroit l'assiette des charges. Cela doit permettre à l'Etat d'économiser deux milliards d'euros par an.
Les exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires sont plus contestées. Leur montant frôle les trois milliards d'euros en 2010 (2,3 milliards de cotisations salariales et 667 millions de cotisations patronales). Le coût de ce dispositif phare de la loi Tepa, symbole du slogan "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy, a progressé de 5% depuis 2008. Un récent rapport parlementaire a conclu à l'inefficacité et au coût trop élevé - 4,5 milliards d'euros en moyenne par an car s'ajoute aux exonérations une réduction d'impôt sur le revenu - de cette mesure.
Un coût qui devrait fortement baisser à l'avenir
Le PS promet de supprimer ces exonérations sur les heures sup' s'il arrive au pouvoir en 2012. Des députés UMP - Pierre Méhaignerie et Jean-Pierre Gorges, co-auteur du rapport parlementaire - préconisent eux de supprimer les exonérations patronales, car l'heure supplémentaire est par principe l'heure où la marge de l'entreprise est maximale, mais de maintenir les exonérations salariales, pour ne pas grever le pouvoir d'achat des travailleurs - avec la réduction fiscale, en moyenne 3 milliards d'euros sont reversés chaque année à quelque 9 millions de salariés.
Rigueur oblige, le gouvernement a donné cet été un premier coup de canif dans ce dernier pilier de la loi Tepa: les heures supplémentaires seront désormais intégrées dans le calcul des allégements généraux de charges des entreprises. Autrement dit, les entreprises vont payer plus de cotisations sociales, à hauteur de 600 millions d'euros en 2012.
D'autres exonérations ont fait les frais de la chasse aux économies lancée par le gouvernement pour réduire le déficit: l'abattement de 15 points sur les charges sociales pour les particuliers employeurs, qui a coûté 300 millions d'euros en 2010, a été supprimé en 2011, de même que l'exonération de la rémunération du droit à l'image des sportifs. Le coût total des exonérations de charges sociales devrait donc logiquement diminuer cette année et dans les années à venir.
Source : Emilie Lévêque L'Expansion 10/11/11
Stage de formation syndicale
Chers et chères camarades, Le prochain stage de formation syndicale, destiné aux adhérents récents et à celles et ceux qui n’ont jamais suivi de formation du syndicat, se tiendra du lundi 23 au mercredi 25 janvier 2012 à Courcelle, au centre de formation Benoît Frachon de la CGT. Ce stage vise à répondre aux besoins spécifiques des journalistes (voir le programme joint). Les adhérents intéressés par ce stage ont un mois pour prévenir leur entreprise, les documents nécessaires à une demande de congé sont en pièces jointes. Bonne réception et bien cordialement. SNJ-CGT
Les points importants du CE du 27 Octobre 2011
Bonjour à tous,
Les PV du Comité d'Entreprise assurés en théorie par le secrétaire du CE, (en pratique par le secrétariat de direction après être passés sous les fourches caudines du directeur administratif et financie) nous parviennent de plus en plus tard. Le SNJ -CGT de La Marseillaise et de l'Hérault du Jour juge important de vous faire un retour rapide sur quelques points importants de la dernière réunion qui s'est tenue le 27 octobre dernier.
La situation des trois premiers trimestres de l'exercice 2011 traduit un nouveau recul de la diffusion que nous estimons entre -3% et -5%. Les chiffres de vente sont toujours un tabou. Par conséquent les pourcentages qui nous sont communiqués reposent sur du vent et varient d'un mois à l'autre sans que l'on puisse comprendre ces évolutions.
Les ventes imprimerie + 19%, et la sous traitance + 15% sont en augmentation.
Le produit de la publicité locale augmente de 2,5% soit plus 1% par rapport au budget prévisionnel qui prévoyait une augmentation de 1,5 %.
Celui de la publicité nationale enregistre une hausse de 4,2% par rapport au budget prévisionnel qui était resté calé sur les chiffres de 2010.
Pour l'instant, le résultat global laisse apparaître une embellie par rapport au budget prévisionnel.
La direction se lance dans une campagne de promotion « pour communiquer sur la modernisation ». Dans le même élan, elle entend faire un appel à souscription « afin que nos lecteurs contribuent à cette amélioration ».
L'opération s'est décidée une nouvelle fois sans la moindre concertation avec les journalistes. Elle devrait être lancée avant la fin de l'année.
Aux questions du SNJ-CGT comptez-vous communiquer sur une évolution du contenu ?
Pourquoi ne pas attendre les effets perceptibles sur le fond et la forme de la restructuration départementale et de l'arrivée du nouveau système ?
Pas de réponse claire sinon « Ce sera perceptible avec l'arrivée de 16 p couleur supplémentaires ».
Ce qui dénote au passage le règne sans partage sur le journal du service publicité qui considère, en voyant midi à sa porte, que nos lecteurs achètent le journal pour ses pages en couleurs.
Le SNJ-CGT s'oppose à l'idée de souscription dans la situation actuelle du journal.
L'origine de cet appel n'est pas étranger au rapport historique du journal avec ses lecteurs, mais compte tenu du mépris des conditions de travail des journalistes et des aléas de notre ligne éditoriale, ce rapport aux lecteurs relève aujourd'hui d'une relation ambigüe. Il paraît aberrant de demander une participation à nos lecteurs pour l'amélioration du journal sans soumettre cette idée de «progrès» à une critique minutieuse.
Cotisation retraite : La direction refuse l'autodétermination légale des journalistes.
Depuis le début de l'année le SNJ-CGT demande à la direction qu'elle permette aux journalistes, comme le stipule la loi, de se déterminer individuellement en faveur ou pas d'un abattement de 30% sur leur cotisation retraite. Après avoir joué la montre, comme elle sait si bien le faire, la direction a finalement dénié répondre. C'est niet ! « Cela menacerait l'équilibre financier de l'entreprise, nous a déclaré droit dans ses bottes le directeur financier. Nous allons communiquer sur cette question pour expliquer la situation au personnel.»
Précisons que ce rabotage de 30% de nos retraites ne concerne à priori dans l'entreprise que les journalistes auxquels on refuse également d'assurer la grille minimum de salaire prévue dans la convention collective.
Sur cette question essentielle, le SNJ-CGT a rappelé à la direction qu'elle pouvait communiquer à loisir sur la situation économique de l'entreprise, mais qu'il appartient en tout état de cause aux journalistes de se déterminer individuellement sur le taux de cotisation de leur retraite de base. Nous exigerons que la procédure légale soit strictement respectée.
PS :
Au cours de la réunion le SNJ-CGT a une nouvelle fois souligné l'absence de concertation avec les journalistes et le déficit d'information qu'ils mesurent et subissent à travers l'élaboration de la stratégie d'entreprise. Le syndicat des journalistes a demandé une rencontre avec la direction afin de faire un point d'étape sur la restructuration, le changement de système et le fonctionnement des commissions. Votre participation serait la bienvenue en terme de présence et/ou de questionnement.
- Lors de la réunion du 29 septembre le SNJ-CGT a demandé au CE de voter pour ou contre le remboursement des tickets restaurants non acheminés à leurs destinataires. Le compte rendu ne rend pas compte de cet épisode mais les membres présents se sont prononcés à une courte majorité pour le remboursement. Dans le cas où les personnes concernées n'auraient pas été remboursées, je les invite à me contacter afin de faire remonter leur demande.
Solidairement Jean-Marie Dinh pour le SNJ-CGT
jeanmarie.dinh@orange.fr
Assemblée générale SNJ-CGT le 9 novembre
Conformément aux décisions du 49e congrès de la CGT et du congrès du SNJ-CGT de Lille en mars 2010, le syndicat a décidé de tenir une Assemblée générale le 9 novembre 2011 afin de déterminer s'il y a lieu de modifier ou non ses missions et son périmètre de syndicalisation (cf texte introductif en pj).
Cette assemblée générale sera composée des membres du Comité national, d'un représentant par section et des adhérents isolés qui souhaitent y participer. Le représentant d'une section disposera d'un nombre de mandats correspondant au nombre d'adhérents de la section.
Le comité national a adopté un texte (contribution CN.doc) le 27 septembre que vous avez en pj. Ce document, numéroté par ligne, est le texte que nous vous proposons, si besoin, d'enrichir ou d'amender. Vous avez bien sur la possibilité de proposer une contribution alternative.
Nous vous demandons de confirmer votre présence auprès du syndicat.
Vous avez en pj un modèle de lettre d'absence à envoyer à votre employeur le 9 octobre au plus tard.
Amicalement
Emmanuel VIRE
Secrétaire général du SNJ-CGT
11 octobre : La riposte est urgente
MOBILISONS NOUS LE 11 OCTOBRE !
Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers et les choix politiques d’austérité qui en découlent donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers et aux agences de notations.
En Europe, plongée dans la pire des situations avec 23 millions de chômeurs, particulièrement les jeunes, l’unique réponse des dirigeants politiques est l’austérité : pression sur les salaires, réduction des services publics, de la protection sociale, des pensions, durcissement des conditions de travail et de vie.
Face aux plans d’austérité, la règle d’or pour les salariés, c’est la mobilisation dans toute l’Europe (Grèce, Pologne, Italie, Espagne, Royaume-Uni…)
En France, le plan Fillon pour réduire le déficit de la France est injuste, inéquitable et inacceptable et pénaliserait une fois de plus les salariés, contrairement aux annonces médiatiques du gouvernement sur la contribution des plus fortunés.
Alors que, d’après les comptes de la nation, le pouvoir d’achat des ménages baisse entre 2007 et 2010, les dividendes versés aux actionnaires explosent et les cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises continuent.
C’est à partir de ce diagnostic que les cinq organisations syndicales CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires ont décidé de faire du 11 octobre une journée nationale d’action interprofessionnelle unitaire.
Le SNJ-CGT s’inscrit pleinement dans cette journée de mobilisation.
Les journalistes sont victimes des politiques patronales, pures logiques gestionnaires : le journaliste est une variable d’ajustement comme les autres au détriment de la qualité de l’information due aux citoyens. C’est la raison pour laquelle le recours aux journalistes précaires s’accroît inexorablement.
Comme si le contrôle de l’information n’était pas suffisant, les politiques débordent d’imagination pour réduire les velléités de tous les journalistes : la protection des sources est réduite à sa plus simple expression (et reste en deçà de la législation européenne) ; les projets de code imposant un encadrement de l’information (et exonérant les éditeurs de toute responsabilité dans la baisse de qualité des médias) se multiplient ; les droits d’auteur sont maltraités et même menacés.
Jamais la profession de journaliste n’avait été autant malmenée et il n’est pas étonnant de voir le désenchantement et l’accablement envahir les salles de rédaction.
Le SNJ-CGT appelle l’ensemble des salariés des médias à participer massivement à la journée de mobilisation du 11 octobre.
Syndicat national des journalistes CGT
263, rue de Paris – Case 570 – 93514 Montreuil Cedex Tél.: 01 48 18 81 78 - Télécopie : 01 48 51 58 08 - Courrier électronique : snj@cgt.fr – site Internet : www.snj.cgt.fr
Si on allait jouer aux boules ?
Joyeuses Chroniques du SNJ-CGT La Marseillaise l’Hérault du Jour
Depuis que le SNJ-CGT a quitté la table des NAO tout semble aller pour le mieux pour la direction qui poursuit tranquillement son plan de restructuration en prenant du retard sur ses propres échéances.
Les interpellations et le questionnement profond sur l’avenir que nous portons en votre nom n’intéressent guère la hiérarchie qui monopolise la définition des problèmes et leurs remèdes avec une assurance qui complexerait les prix Nobel et le mépris de rigueur pour le petit personnel.
Dans les faits, aucun résultat tangible quand aux objectifs poursuivis, si objectifs il y a. Les informations financières de l’exercice 2010 qui nous sont parvenues le 31 mai dernier (tout arrive) ne sont pas comme nous l’avions demandé accompagnées de commentaires écrits sur l’analyse des résultats et les nouvelles orientations budgétaires. Aucune info non plus sur la gestion chiffrée du Mondial qui transite par une association. Soyons désinvoltes et le Dieu pétanque reconnaîtra les siens.
A la locale de Marseille un tiers de l’effectif est en maladie sans être remplacé, à Montpellier le climat continu de se dégrader, à Nîmes la direction refuse de fournir de l’eau potable, à Toulon et ailleurs on se retient souvent d’en venir aux mains, à Gardane les journalistes sont assignés à résidence, à Avignon le rédacteur en chef adjoint joue à Iznogood en dénigrant la compétence des journalistes alors qu’il est là pour leur refiler du travail en plus, Béziers et Alès sont tellement concernés qu’ils en viennent à douter de leur propre existence, à Sète on pêche les moules fautes de ticket resto… mais ce n’est qu’une mauvaise passe, il suffit de travailler plus et de faire confiance à notre encadrement responsable sans les déranger. Parce qu’ils travaillent sérieusement eux. Et comme l’on sait, tout finit toujours par s’arranger.
PS : Soyons léger c’est l’été : plutôt que d’avoir les boules n’hésitez plus à nous informer.
Vous avez sans doute d’autres anecdotes pour alimenter nos joyeuses chroniques.
Nous sommes convaincus que l’avenir du journal passe par la mobilisation et la responsabilisation des journalistes pour sortir de la ploutocratie…
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Résultats bruts de notre enquête sur les conditions de travail à La Marseillaise l'Hérault du jour
Questionnaire sur le stress et
les conditions de travail à La Marseillaise et de L’Hérault du jour
- Réalisé par le SNJ-CGT entre avril et juin 2010
Bonjour,
Vous êtes 38 à avoir répondu à ce questionnaire qui ausculte les conditions de travail au sein de notre entreprise. Nous n’avons dépouillé que 37 questionnaires l’un d’eux nous étant parvenu trop tardivement.
Nous vous livrons dans un premier temps les résultats bruts afin que vous vous forgiez librement votre propre opinion. Ceux-ci doivent êtres interprétés en fonction des caractéristiques individuelles et géographique des personnes interrogées. Il faut sans doute modérer la teneur très critique qui s’exprime à l’égard de la direction du fait que l’enquête a servi de réceptacle à beaucoup de frustrations.
La majorité des personnes interrogées sont des jeunes journalistes. 60% d’entre eux ont entre 25 et 44 ans.
On constate un décalage générationnel entre les jeunes journalistes de mois de 40 ans et les 60 ans et plus qui occupent les postes à responsabilités. Il est probable que le décalage se marque aussi à travers le niveau d’étude.
La génération intermédiaire des quadragénaires et quinquagénaires est numériquement moins présente.
Les journalistes qui disposent de 15 ans et plus d’ancienneté (8%) sont moins nombreux à avoir répondu au questionnaire. Les « anciens » représentent pourtant environ 25% de l’ensemble de la rédaction (qui compte 123 personnes d’après le bilan social 2010). La rédaction en chef qui n’a pas souhaité répondre y est très représentée. Une autre partie des journalistes dont l’ancienneté n’a jamais été traduite sur leur fiche de paie semble résignée à ne plus rien attendre en termes de progrès social au sein de l’entreprise.
Nous n’avons pas localisé précisément la provenance des questionnaires pour préserver l’anonymat des personnes qui ont répondu. Globalement, un peu moins d’un tiers des résultats vient de Marseille. Un peu moins de la moitié des informations recueillies (si l’on ajoute Montpellier) proviennent des agences les plus importantes en termes d’effectifs. 51% des réponses reflètent l’opinion des journalistes travaillant dans les petites ou moyennes agences du journal. Cette partie des salariés se sent très éloignée des pôles de décision, voir pas du tout informée.
Enfin, les chefs d’agences sont peu représentés. Cette non-participation (ou non-déclaration) questionne. Elle peut être liée à la non-reconnaissance du travail et des responsabilités réellement exercées. (Voir prof Q112 et statut Q116).
Merci encore à tous ceux qui ont répondu. Votre participation permet d’apporter une vision d’ensemble qui manquait. Elle permettra, nous l’espérons et nous y travaillons, d’améliorer notre avenir commun. Merci aussi à ceux qui s’intéresseront à ce qui est exprimé ici. Nous entreprenons une analyse plus fine que nous vous présenterons prochainement avant d’ouvrir le débat sur les conditions d’un changement attendu et nécessaire.
Questionnaire sur le stress et
les conditions de travail à La Marseillaise et à l’Hérault du Jour
- Réalisé par le SNJ-CGT entre avril et juin 2010
Charge de travail
1. Mon travail demande de travailler très vite.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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65% |
8% |
13% |
Trois quarts des journalistes estiment que leur travail demande de travailler très vite.
2. Mon travail demande de travailler intensément.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord
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1 |
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40% |
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97% des journalistes soulignent que leur mission demande de travailler intensément.
3. On me demande d'effectuer une quantité de travail excessive.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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2 |
3 |
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13 |
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35% |
35% |
27% |
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Un quart des salariés considère avoir une charge de travail excessive.
4. Je dispose du temps nécessaire pour exécuter correctement mon travail.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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41% |
30% |
5% |
2% |
Deux tiers des salariés déclarent ne pas disposer de temps suffisant pour faire correctement leur travail.
5. Je reçois des ordres contradictoires de la part d'autres personnes.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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24% |
54% |
8% |
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62% des personnes interrogées déclarent recevoir des directives contradictoires.
6. Mon travail nécessite de longues périodes de concentration intense.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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32% |
3% |
86% des journalistes soulignent l’effort long et intense de concentration qu’exige leur métier.
7. Mes tâches sont souvent interrompues avant d'être achevées, nécessitant de les reprendre plus tard.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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30% |
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8. Attendre le travail de collègues ou d'autres services ralentit souvent mon propre travail.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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Autonomie dans le travail
9. Mon travail me demande d’être créatif
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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3% |
54% |
43% |
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97% des journalistes estiment faire un métier créatif.
10. Mon travail me permet souvent de prendre des décisions moi-même.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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3 |
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3% |
3% |
38% |
51% |
5% |
11. Dans ma tâche, j'ai très peu de liberté pour décider comment je fais mon travail.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
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3 |
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0 |
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3% |
84% des journalistes estiment disposer de liberté pour faire leur travail.
12. J'ai l'occasion de développer mes compétences professionnelles.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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3 |
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40% |
16% |
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56% trouvent l’occasion de développer des compétences professionnelles.
Soutien social
13. Mon responsable se sent concerné par le bien-être de ses subordonnés.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
4 |
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1 |
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35% |
16% |
27% |
19% |
3% |
51% des journalistes pensent que leurs responsables ne se soucient pas de leur bien-être.
14. Mon responsable prête attention à ce que je dis.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
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3 |
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24% |
22% |
43% |
11% |
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Ils sont 54% à penser que leurs responsables prêtent attention à ceux qu’ils disent.
15. Mon responsable m'aide à mener ma tâche à bien.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
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Nsp |
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5% |
43% |
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6% |
48% des journalistes estiment que leurs responsables ne les aident pas dans leur travail.
16. Mon responsable réussit facilement à faire collaborer ses subordonnés.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
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3 |
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35% |
30% |
13% |
3% |
Ils sont 54% à estimer que leurs responsables peinent à les faire collaborer.
17. Les collègues avec qui je travaille sont des gens professionnellement compétents.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
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Nsp |
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9 |
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3% |
24% |
38% |
27% |
8% |
Deux tiers des personnes interrogées estiment leurs collègues proches compétents.
18. Les collègues avec qui je travaille m'aident à mener les tâches à bien.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
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6 |
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3% |
35% |
46% |
16% |
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62% pensent que leurs collègues proches travaillent dans un esprit de collaboration.
Reconnaissance
19. On me traite injustement à mon travail.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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14% |
32% |
35% |
19% |
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46% des journalistes estiment être injustement traités.
20. Ma sécurité d'emploi est menacée.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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2 |
19 |
14 |
1 |
1 |
|
5% |
51% |
38% |
3% |
3% |
41% estiment leur sécurité d’emploi menacée
21. Vu les efforts que je fournis, je reçois tout le respect et l'estime à mon travail.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
19 |
12 |
3 |
1 |
2 |
|
51% |
33% |
8% |
3% |
5% |
84% des journalistes estiment manquer de respect et d’estime compte tenu de leurs efforts.
22. Vu les efforts que je fournis, mes perspectives de promotion sont satisfaisantes.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
30 |
7 |
|
|
|
|
81% |
19% |
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|
|
100% des journalistes interrogés se déclarent insatisfaits (dont 81% très insatisfaits) de leurs perspectives professionnelles.
23. Vu les efforts que je fournis, mon salaire est satisfaisant.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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32 |
5 |
|
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|
|
86% |
14% |
|
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|
100% des journalistes interrogés se déclarent insatisfaits (dont 86% très insatisfaits) de leurs conditions salariales.
Sens du travail
24. Les tâches que j'effectue correspondent à mes attentes.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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7 |
9 |
17 |
4 |
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19% |
24% |
46% |
11% |
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57% des journalistes estiment qu’ils effectuents des tâches correspondant à leurs attentes, ils sont 43% à penser le contraire.
25. Dans mon travail, il m'arrive souvent de m'ennuyer.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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16 |
9 |
8 |
4 |
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|
43% |
24% |
22% |
11% |
|
Un tiers des journalistes s’ennuie souvent dans l’exercice de leur travail.
26. Dans mon travail, j'ai le sentiment d'être exploité(e).
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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0 |
5 |
17 |
15 |
|
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13% |
46% |
41% |
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87% des personnes interrogées ont le sentiment d’être exploités.
27. Mon activité professionnelle me permet d'éprouver la fierté du travail bien fait.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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8 |
10 |
14 |
5 |
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22% |
27% |
38% |
13% |
|
49% éprouvent la fierté du travail bien fait, 51% ne partagent pas ce sentiment.
28. Dans le cadre de mon activité professionnelle actuelle, j'exerce mon métier tel que je le conçois.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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10 |
15 |
9 |
2 |
1 |
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27% |
41% |
24% |
5% |
3% |
Plus des deux tiers des journalistes (68%) déclarent ne pas exercer leur profession telle qu’ils la conçoivent.
29. J'ai l'impression de travailler pour satisfaire les critères d'évaluation de la hiérarchie, et non pour répondre aux exigences du métier.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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5 |
17 |
10 |
5 |
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14% |
46% |
27% |
14% |
|
43% des journalistes déclarent travailler pour satisfaire les critères de la hiérarchie sans répondre aux exigences de leur métier.
30. Les règles de fonctionnement de l'entreprise, qui régissent mon activité professionnelle (organisation du travail, répartition des responsabilités, gestion des ressources humaines...), sont justes.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
"Justes" dans le sens de "bien équilibrées" entre les intérêts de l'entreprise et ceux des salariés.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
22 |
12 |
3 |
0 |
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60% |
32% |
8% |
|
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92% estiment les règles de fonctionnement de l’entreprise injustes.
31. Dans mon travail, je suis amené(e) à faire des choses que je ne partage pas sur le plan moral.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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9 |
13 |
11 |
|
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24% |
35% |
30% |
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|
30% des journalistes confient faire des choses dans l’exercice de leur métier qu’ils ne partagent pas sur le plan moral.
32. Dans mon travail, je constate des décisions et des pratiques qui vont à l'encontre de mes valeurs personnelles.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
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1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
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3 |
11 |
11 |
11 |
1 |
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8% |
30% |
30% |
30% |
2% |
60% des journalistes constatent des décisions et des pratiques de l’entreprise qui vont à l’encontre de leurs valeurs personnelles.
Remarques sur les thèmes précédents "Charge de travail", "Autonomie dans le travail", "Soutien social", "Reconnaissance", "Sens du travail"
33. Remarques :
Codification Les réponses des questions ouvertes (spontanées) sont classées en fonction de leur fréquence et regroupées par thèmes.
6 Nos responsables n’ont pas d’exigences, la direction tire vers le bas, aucun souci de la qualité du travail.
5 Dans cette entreprise il n’y pas ni évolution ni de perspectives, manque de perspectives.
4 Absence de relation, manque de communication, aucun esprit de communication.
4 Le débat est impossible, peur du débat.
4 Aucune reconnaissance individuelle ou collective venant des supérieurs, aucun encouragement.
4 Le travail manque de sens, on fait les choses en dépit du bon sens sans savoir pourquoi.
4 Impossible d’approfondir (enquêtes dossiers…), difficile de faire de la qualité.
4 La charge de travail est mal organisée.
4 Somme de travail importante, grosse charge de travail, charge de travail niée.
3 Manque de cohérence
3 Incapacité d’adaptation aux changements, des discours mais aucun changement.
3 Hiérarchie incompétente, méconnaissance stupéfiante de certains sujets de fond.
3 On se moque des lecteurs en leur servant du réchauffé, trop de suivisme, manque d’investigation.
2 Grande solitude dans le travail.
2 Déontologie bafouée (publireportage), Il m’est de plus en plus difficile de faire du journalisme de communiqués.
2 Non reconnaissance financière.
2 Absence de soutien.
2 La direction de la rédaction a peur de déléguer les responsabilités, la direction s’accroche au pouvoir.
2 L’esprit de nos supérieurs, c’est ferme ta gueule et remplis tes pages, méthode productiviste.
1 Ma supérieure se débat avec des problèmes dont la résolution ne lui incombe pas.
1 La direction et la rédaction en chef naviguent à vue.
1 Manque de qualité et de diversité dans notre contenu.
1 Il n’y a aucune évolution.
1 Des questions importantes sont traitées à l’arrache.
1 L’entreprise n’utilise pas son potentiel.
1 Il m’est difficile de défendre les droits des salariés alors que mes droits sont constamment bafoués.
1 On valorise la docilité au détriment des compétences.
1 Diviser pour mieux régner; une pratique quotidienne de la direction.
1 Constat flagrant d’autocensure.
1 A quand l’embauche de personnes compétentes pour l’encadrement ?
1 Qui est mon responsable ?
1 Demande d’embauche systématiquement refusée.
-
Mobilité fonctionnelle et géographique
34. Avez-vous dû déménager au cours des 5 dernières années en raison des changements de poste ?
1. Oui 2. Non 2.
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1 |
2 |
|
5 |
32 |
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14% |
86% |
35. Combien de temps pensez-vous rester au poste que vous occupez aujourd'hui ?
1. Jusqu'à votre retraite 2. Moins d'un an 3. De un à trois ans 4. De trois à cinq ans
5. Plus de cinq ans 6. Vous ne savez pas
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1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
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1 |
5 |
14 |
2 |
0 |
15 |
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3% |
14% |
38% |
5% |
|
40% |
En sachant que l’évolution de carrière est quasiment nulle au sein de l’entreprise, plus de la moitié des journalistes interrogés déclarent qu’ils ne pensent pas occuper le même poste dans les trois ans à venir.
36. D'après vous, dans trois ans, vous pensez que :
1. Vous travaillerez encore au même poste 2. Vous aurez choisi votre prochain poste 3. Vous aurez été obligé(e) de prendre un autre poste 4. Vous aurez été amené(e) à quitter le journal 5. Autres 6. NSP.
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1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
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9 |
2 |
4 |
10 |
0 |
12 |
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24% |
5% |
11% |
27% |
|
32% |
Plus d’un quart pensent qu’il quittera le journal d’ici trois ans.
37. Dans l'idéal, dans trois ans :
1. Vous travaillerez encore au même poste 2. Vous évoluerez vers un autre poste 3. Vous souhaitez quitter le journal pour un métier similaire 4. Vous souhaitez quitter le journal pour un métier différent 5. Autres 6. Je ne sais pas
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
|
7 |
10 |
10 |
1 |
1 |
8 |
|
19% |
27% |
27% |
3% |
3% |
|
27% souhaitent quitter le journal pour exercer ailleurs
Contraintes professionnelles.
38. Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce que les instructions ou les demandes sont floues ou que vous êtes mal informé(e).
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
1 |
13 |
13 |
10 |
|
|
3% |
35% |
35% |
27% |
|
62% des journalistes estiment que des instructions ou des demandes floues nuisent à la qualité de leur travail.
39. Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce que les exigences demandées sont trop fortes.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
7 |
20 |
8 |
2 |
|
|
19% |
54% |
22% |
5% |
|
Le degré d’exigence demandé n’est pas un frein pour 76% des journalistes interrogés.
40. Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce qu'il y a des problèmes de coopération.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
5 |
9 |
12 |
11 |
|
|
14% |
24% |
32% |
30% |
|
62% des journalistes déclarent rencontrer des problèmes de coopération qui nuisent à la qualité de leur travail.
41. Les principaux problèmes de coopération apparaissent avec :
1. Vos collègues de travail 2. Votre responsable 3. Vos subordonnés 4. D'autres équipes ou d'autres services.
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
8 |
19 |
1 |
23 |
4 |
|
22% |
51% |
3% |
62% |
11% |
42. Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce qu'il y a une situation de sous-effectif.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
1 |
6 |
13 |
17 |
|
|
3% |
16% |
35% |
46% |
|
Pour 81% des journalistes, la situation de sous-effectif nuit souvent à la qualité du travail.
43. Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce que les moyens matériels ou informatiques sont parfois insuffisants, inadaptés ou tombent en panne.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
1 |
4 |
8 |
23 |
1 |
|
3% |
11% |
22% |
62% |
2% |
84% considèrent que le parc informatique ne permet pas d’effectuer un travail correcte.
44. Il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce que vous n'avez pas été suffisamment formé(e).
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
2 |
11 |
19 |
5 |
|
|
5% |
30% |
51% |
14% |
|
Deux tiers des journalistes déclarent un besoin de formation pour pouvoir effectuer correctement leur travail.
45. Vous considérez que les réunions, auxquelles vous devez participer, sont efficaces et permettent d'exprimer vos opinions et vos difficultés.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
18 |
8 |
8 |
0 |
3 |
|
49% |
22% |
22% |
|
7% |
71% soulignent l’inefficacité des réunions ainsi que des difficultés pour faire passer des idées et être entendus durant les réunions.
46. Considérez-vous que les réunions (d'équipe, d'information, etc.) auxquelles vous participez sont :
1. Beaucoup trop nombreuses 2. Trop nombreuse 3. En nombre satisfaisant 4. En nombre insuffisant.
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1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
0 |
3 |
7 |
25 |
2 |
|
|
8% |
19% |
68% |
5% |
Deux tiers estiment les réunions insuffisantes. Un appel à ouvrir le débat et multiplier les échanges.
Temps et rythme de travail.
47. En moyenne, combien d'heures travaillez-vous par jour ?
1. Moins de 7 heures 2. Entre 7 et 8 heures 3. Entre 8 et 9 heures 4. Entre 9 et 10 heures 5. Plus 10 heures 6. Nsp
En comptant le temps de présence au travail et le temps consacré au travail en dehors de votre lieu de travail, mais sans compter la pause déjeuner
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
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4 |
8 |
12 |
9 |
4 |
0 |
|
11% |
22% |
32% |
24% |
11% |
|
Un tiers des journalistes déclare travailler plus de 9h par jour.
48. Lorsque vous dépassez régulièrement votre temps de travail, ce dépassement fait-il l'objet d'une compensation ou d'une récupération ?
1. Jamais 2. Rarement 3. Souvent 4. Toujours.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
21 |
11 |
3 |
1 |
1 |
|
57% |
30% |
8% |
3% |
3% |
57% ne récupèrent jamais le dépassement horaire effectué.
Relation managériale.
49. Comment votre responsable prend-il ses décisions ?
1. Votre responsable décide seul sans vous consulter.
2. Votre responsable décide de presque tout et seulement quelques décisions sont déléguées.
3. Votre responsable décide en consultant auparavant ses subordonnés.
4. Les décisions sont prises conjointement par le responsable et ses subordonnés.
5. Votre responsable laisse libres ses subordonnés pourvu que certaines contraintes soient respectées.
6. Nsp
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1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
|
8 |
9 |
7 |
4 |
7 |
2 |
|
22% |
24% |
19% |
11% |
19% |
5% |
Dans 46% des situations le responsable prend les décisions seul ou presque.
50. Pensez-vous que votre responsable est lui-même contraint dans les décisions qu'il prend par :
1. Ses propres responsables 2. Les orientations de l'entreprise 3. Il est relativement autonome 4.Nsp.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
16 |
18 |
3 |
|
|
43% |
49% |
8% |
|
La moitié des journalistes estiment que l’orientation de l’entreprise impose les décisions à leurs responsables.
51. Jugez-vous que le contrôle exercé par votre responsable sur votre travail est :
1. Permanent 2. Normal 3. Faible 4. Nul.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
3 |
17 |
9 |
6 |
2 |
|
8% |
46% |
24% |
16% |
5% |
52. Encadrez-vous le travail d'autres personnes ?
1. Oui 2. Non.
|
1 |
2 |
|
13 |
24 |
|
35% |
65% |
53. Vous considérez disposer des moyens et ressources nécessaires pour mener à bien cet encadrement.
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord.
La question n'est pertinente que si Encadrement = "Oui"
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
8 |
3 |
2 |
0 |
|
62% |
23% |
15% |
|
85% des journalistes ne disposent pas de moyens d’encadrement suffisant.
Accompagnement Ressources Humaines
54. Savez-vous qui est actuellement votre responsable des Ressources Humaines ?
1. Oui 2. Non
|
1 |
2 |
|
13 |
24 |
|
35% |
65% |
65% des journalistes ne connaissent pas le nom de leur DRH.
55. A quelle fréquence rencontrez-vous votre responsable des Ressources Humaines ?
1. Jamais 2. Moins d'une fois par an 3. Une fois par an 4. Plus d'une fois par an.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
29 |
4 |
3 |
1 |
|
78% |
11% |
8% |
3% |
78% ne l’ont jamais rencontré.
56. Le rôle joué par les Ressources Humaines est selon vous :
1. Inefficace 2. Plutôt inefficace 3. Plutôt efficace 4. Efficace.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
29 |
4 |
1 |
0 |
3 |
|
78% |
11% |
3% |
|
8% |
89% considère leur DRH inefficace.
Formation
57. Au cours des 12 derniers mois, avez-vous suivi des cours ou une formation, même courte ?
1. Oui, généralement à ma demande 2. Oui, généralement à la demande de l'entreprise 3. Non
|
1 |
2 |
3 |
|
2 |
1 |
34 |
|
5% |
3% |
92% |
Au cours des 12 derniers mois, 92% des journalistes n’ont suivi aucune formation.
58. Principalement, vos formations sont mises en place sous la forme :
1. Présentiel 2. E-learning 3. Tutorat 4. Soutien métier 5. Sur le tas 6. autres précisez 7. Nsp
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
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1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
Nsp |
|
6 |
0 |
1 |
0 |
12 |
2 |
8 |
|
16% |
|
3% |
|
32% |
5% |
22% |
6 Autres . Aucune forme 1 . Formation contrat professionnel par alternance 1
Valeurs en % sur 37 journalistes interrogés (idem Q.59 et Q.60).
32% des journalistes ayant suivi une formation ont été formés sur le tas.
59. La formation que vous avez suivie au sein du journal portait sur :
1. Les produits et services de l'entreprise 2. Des techniques journalistiques 3. La relation avec la clientèle 4. Les outils informatiques 5. Le management 6. Formation qualifiante au-delà de votre poste 7. Autres
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
Nsp |
|
0 |
17 |
0 |
3 |
1 |
1 |
4 |
6 |
|
|
46% |
|
8% |
3% |
3% |
11% |
16% |
"
46% des formations avaient trait à des techniques journalistiques.
60. Cette formation vous a-t-elle semblé adaptée à vos besoins ?
1. Non, pas du tout 2. Non, pas vraiment 3. Oui, plutôt 4. Oui, tout à fait
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
9 |
10 |
5 |
2 |
3 |
|
24% |
27% |
14% |
5% |
8% |
51% des personnes formées pensent que la formation suivie n’était pas adaptée à leurs besoins.
L'environnement du journal et la communication de l'entreprise
61. Êtes-vous intéressé(e) par la place de La Marseillaise et de L’Hérault du Jour, et son évolution dans l'environnement des entreprises de presse écrite ?
1. Non, pas du tout intéressé(e) 2. Non, pas très intéressé(e) 3. Oui, plutôt intéressé(e) 4. Oui, très intéressé(e).
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1 |
2 |
3 |
4 |
|
0 |
0 |
8 |
29 |
|
|
|
22% |
78% |
100% des journalistes déclarent être intéressés par l’évolution du journal dans l’environnement de la presse écrite. Ils sont 78% à se déclarer très intéressés.
62. Estimez-vous être bien informé(e) des évolutions qui concernent votre entreprise?
1. Non pas informé(e) 2. Non, pas assez informé(e) 3. Oui, plutôt bien informé(e) 4. Oui, très bien informé(e).
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
25 |
11 |
1 |
0 |
|
68% |
30% |
2% |
|
97% des journalistes estiment ne pas être assez informés des évolutions concernant leur entreprise. 68% déclarent ne pas être informés du tout.
63. Estimez-vous être bien informé(e) de l’activité et des propositions du Comité d’entreprise ?
1. Non pas informé(e) 2. Non, pas assez informé(e) 3. Oui, plutôt bien informé(e) 4. Oui, très bien informé(e)
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
28 |
9 |
0 |
0 |
|
76% |
24% |
|
|
100% des journalistes disent être insuffisamment informés de l’activité et des propositions du Comité d’entreprise. 76% déclarent ne pas être informés du tout.
Ambiance de travail et pénibilité.
64. Comment estimez-vous le climat dans votre équipe ?
1. Mauvais 2. Plutôt mauvais 3. Plutôt bon 4. Bon
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
5 |
10 |
16 |
6 |
|
14% |
27% |
43% |
16% |
59% des journalistes estiment que le climat dans leur équipe est bon ou plutôt bon.
65. D'après vous, par rapport à il y a 5 ans, le climat est plutôt :
1. Moins bon 2. Identique 3. Meilleur
|
1 |
2 |
3 |
Nsp |
|
15 |
13 |
6 |
3 |
|
41% |
35% |
16% |
8% |
41% des journalistes estiment que le climat dans leur équipe s’est dégradé dans les 5 dernières années. 16% estiment qu’il s’est amélioré.
66. Plus précisément, vous qualifieriez l'ambiance de travail de :
1. Sereine 2. Tendue 3. Calme 4. Dynamique 5. Ennuyeuse 6. Froide 7. Confiante 8. Chaleureuse 9. Agressive 10. Solidaire 11. Joyeuse 12. Passive 13. Malveillante 14. Conflictuelle.
Vous pouvez choisir 3 termes.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
10 |
11 |
12 |
13 |
14 |
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3 |
12 |
5 |
9 |
8 |
2 |
3 |
6 |
3 |
8 |
6 |
14 |
2 |
13 |
|
8% |
32% |
14% |
24% |
22% |
5% |
8% |
16% |
8% |
22% |
16% |
38% |
5% |
35% |
Les journalistes qualifient leur ambiance de travail de :
passive 38%
Conflictuelle 35%
tendue 32%
dynamique 24%
chaleureuse 22%
solitaire 22%
froide 16%
67. Lorsque vous rencontrez des difficultés dans votre travail, vous pouvez facilement obtenir de l'aide ou un soutien de la part :
1. De vos collègues 2. De votre responsable 3. De vos subordonnés 4. De la Direction des Ressources Humaines
5. Des organisations syndicales 6. Du CHSCT 7. Du service médical 8. Des délégués du personnel.
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
Nsp |
|
24 |
14 |
0 |
0 |
12 |
0 |
0 |
8 |
2 |
|
65% |
38% |
|
|
32% |
|
|
22% |
5% |
Face à une difficulté, les journalistes déclarent obtenir de l’aide auprès de :
leurs collègues 65%
leur responsable 38%
les organisations syndicales 32%
Les délégués du personnel 22%
Les deux tiers des journalistes ont recours aux collègues en cas de difficulté. 38% à leur responsable. 32% à leur organisation syndicale.
68. Vous considérez que votre activité professionnelle actuelle est :
1. Pas du tout éprouvante 2. Un peu éprouvante 3. Assez éprouvante 4. Très éprouvante.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
1 |
9 |
23 |
4 |
|
3% |
24% |
62% |
11% |
83% des journalistes considèrent leur activité professionnelle éprouvante.
69. Vous arrive-t-il ou vous est-il arrivé au cours des 12 derniers mois de vous sentir très fatigué(e) ou stressé(e) par votre travail ?
1. Non 2. C'est arrivé 3. Cela arrive souvent
|
1 |
2 |
3 |
|
0 |
17 |
20 |
|
|
46% |
54% |
100% des journalistes déclarent s’être sentis stressés ou très fatigués au cours des 12 derniers mois. Pour 54% d’entre eux cela arrive souvent.
70. Quand vous avez des périodes où vous êtes très fatigué(e) ou stressé(e) par votre travail, lorsque que vous "saturez" ou en avez marre, que faites-vous généralement ?
1. Vous prenez des médicaments 2. Vous allez voir le médecin 3. Vous vous absentez de votre travail.
4. Vous faites du sport 5. Vous consommez davantage de tabac ou d'alcool.
6. Vous mangez 7. Vous dormez davantage 8. Autres.
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
|
8 |
6 |
5 |
9 |
23 |
8 |
10 |
7 |
|
22% |
16% |
14% |
24% |
62% |
22% |
27% |
19% |
Pour compenser leur état de stresse ou de grande fatigue les journalistes déclarent :
consommer davantage de tabac ou d’alcool 62%
dormir davantage 27%
faire du sport 24%
prendre des médicaments 22%
manger 22%
71. Si 'Autres', précisez :
3 confidentiel. 2 J’écris. 2 Je partage mon stress avec un tiers. 1 je peints
Environnement de travail
72. Vous travaillez en :
1. Bureau individuel 2. Bureau à plusieurs 3. Plateau.
4. En configuration nomade 5. Télétravail 6. Autre configuration.
Vous pouvez cocher plusieurs cases (2 au maximum).
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
|
3 |
25 |
7 |
1 |
1 |
0 |
|
8% |
68% |
19% |
3% |
3% |
|
73. Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes de concentration ou de confidentialité ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
5 |
14 |
11 |
7 |
|
14% |
38% |
30% |
19% |
49% des journalistes rencontrent des problèmes de confidentialité dans leur espace de travail.
74. Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes de nuisance sonore, d’hygiène ou d'ambiance thermique (froid, chaleur, ventilation...) ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
6 |
6 |
8 |
17 |
|
16% |
16% |
22% |
46% |
68% sont exposés à des problèmes de nuisance sonore, d’hygiène ou d'ambiance thermique.
75. Est-ce que votre espace de travail vous confronte à des problèmes de travail en groupe (réunion, briefing, etc.) ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
9 |
14 |
8 |
4 |
|
24% |
38% |
22% |
11% |
Vision globale sur les conditions de travail.
76. Depuis quelques années, vos conditions de travail se sont-elles :
1. Améliorées 2. Elles sont restées inchangées 3. Dégradées.
|
1 |
2 |
3 |
Nsp |
|
5 |
13 |
18 |
1 |
|
14% |
35% |
49% |
|
Au cours de ces dernières années de manière générale un journaliste sur deux estime que ses conditions de travail se sont dégradées. 14% estiment quelles se sont améliorées.
77. Vos conditions de travail se sont dégradées, selon vous en raison de :
1. Pression de votre responsable 2. Pression des objectifs.
3. Mauvaise ambiance 4. Aménagement et équipement du poste de travail.
5. Déménagement 6. Changement de poste.
7. incohérence de votre chef de service 8 Dévalorisation des compétences 9. Absence de poste pérenne.
10. Incitation à la mobilité 11. Pénibilité du travail.
12. Intérêt du travail 13. Autres.
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
10 |
11 |
12 |
13 |
Nsp |
|
5 |
1 |
11 |
13 |
0 |
0 |
11 |
15 |
3 |
0 |
5 |
10 |
7 |
1 |
|
14% |
3% |
30% |
35% |
|
|
30% |
41% |
8% |
|
14% |
27% |
19% |
3% |
Parmi les raisons de la dégradation des conditions de travail, les journalistes pointent :
la dévalorisation des compétences 41%
l’aménagement et l’équipement du poste de travail 35%
l’incohérence du chef de service 30%
la mauvaise ambiance 30%
voir précisions autres 19%
la pression de son responsable 14%
78. Si 'Autre', précisez :
précisions autres
2 Manque d’ambition de la direction qui nivelle tout vers le bas.
1 Mépris de notre hiérarchie.
1 Manque de considération, de respect et d’intérêt de la direction envers le personnel.
1 La direction laisse faire.
1 Aucune vision de la direction.
1 Notre salaire ne suit pas le coût de la vie.
1 Local trop petit, sans hygiène, sous équipé.
Remarques sur les conditions de travail.
79. Question ouverte (spontanée). Les réponses sont regroupées par thèmes et classéespar fréquence.
8 Manque de matériel, matériel défectueux.
7 Manque de coordination des responsables.
5 Local insalubre hygiène déplorable.
5 Incohérences de la direction.
4 Autisme de la direction face aux problèmes. La hiérarchie renvoie la balle.
4 Conditions de travail psychologiquement difficiles.
4 Problèmes récurrents de règlements de factures, des correspondants, incertitudes sur le remboursement des déplacements.
3 Incompétence chronique des services.
3 Environnement morose.
2 Problème d’isolement.
2 La direction est une source de stress et de désespoir.
2 Absence de communication.
2 Conditions de travail socialement difficiles.
2 Lieu de travail torride l’été.
2 Manque de place.
1 L’ambiance s’est améliorée dans la relation avec les autres.
1 La direction navigue à vue en se foutant du personnel.
1 Personnel non respectueux de lui même car en déclin psychologique.
1 L’absence de poste pérenne empêche de travailler dans de bonnes conditions.
1 Aucun accompagnement financier pour le matériel des correspondants.
1 Les conditions de travail sont liées aux conditions de rémunérations.
Santé générale perçue
80. Au cours des cinq dernières années, en raison de votre activité, diriez-vous que votre santé s'est :
1. Améliorée 2. Maintenue 3. Dégradée.
|
1 |
2 |
3 |
Nsp |
|
1 |
20 |
15 |
1 |
|
3% |
54% |
41% |
3% |
41% des journalistes déclarent que leur santé s’est dégradée au cours des 5 dernières années.
81. Combien avez-vous eu d'arrêt de travail de longue durée (plus de 21 jours) ces cinq dernières années en lien avec votre situation professionnelle ?
1. Zéro 2. Un 3. Deux 4. Trois et plus
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
30 |
4 |
1 |
1 |
|
81% |
11% |
3% |
3% |
82. Combien avez-vous eu d'arrêt de travail de courte durée (moins de 21 jours) ces cinq dernières années en lien avec votre situation professionnelle ?
1. Zéro 2. Un 3. Deux 4. Trois 5. Quatre 6. Cinq et plus.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
|
17 |
4 |
5 |
7 |
2 |
2 |
|
46% |
11% |
14% |
19% |
5% |
5% |
43 % des journalistes déclarent avoir eu au moins 2 arrêts de travail de moins de 21 jours au cours des 5 dernières années. Ils sont 10% à en avoir eu quatre ou plus.
83. Considérez-vous que vos conditions de travail vous permettent de déjeuner dans de bonnes conditions ?
1. Pas du tout d'accord 2. Plutôt pas d'accord 3. Plutôt d'accord 4. Tout à fait d'accord
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
14 |
8 |
12 |
3 |
|
38% |
22% |
32% |
8% |
60% des journalistes estiment que leurs conditions de travail ne leur permette pas de manger dans de bonnes conditions.
84. Souffrez-vous d'un handicap physique qui vous gêne dans votre travail ?
1. Oui 2. Non
|
1 |
2 |
|
2 |
35 |
|
5% |
95% |
85. Ce handicap bénéficie-t-il d'une reconnaissance administrative ?
1. Oui 2. Non
La question n'est pertinente que si Handicap = "Oui"
Violences et intimidations.
86. Au cours des 12 derniers mois, dans le cadre de votre activité professionnelle, avez-vous été confronté(e) à des agressions verbales, menaces ou chantages ?
1. Jamais 2. C'est déjà arrivé 3. C'est arrivé plusieurs fois 4. Systématiquement.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
7 |
20 |
9 |
1 |
|
19% |
54% |
24% |
3% |
Plus d’un quart des journalistes (27%) déclare avoir été confronté à des agressions verbales, des menaces ou du chantage au cours des 12 derniers mois.
87. Ces agressions verbales, menaces ou chantages étaient le fait :
1. De votre responsable 2. D'un ou plusieurs collègues 3. D'un ou plusieurs subordonnés.
4. D'un ou plusieurs clients Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
16 |
14 |
0 |
0 |
3 |
|
43% |
38% |
|
|
9% |
43% des agressions seraient le fait du responsable hiérarchique et 38% d’un ou de plusieurs collègues.
88. Au cours des 12 derniers mois, dans le cadre de votre activité professionnelle, avez-vous été confronté(e) à des violences ou intimidations physiques ?
1. Jamais 2. C'est déjà arrivé 3. C'est arrivé plusieurs fois 4. Systématiquement.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
26 |
9 |
2 |
0 |
|
70% |
24% |
5% |
|
Au cours des 12 derniers mois 29% des journalistes ont été confronté à des violences ou intimidations physiques.
89. Ces violences ou intimidations physiques étaient le fait :
1. De votre responsable 2. D'un ou plusieurs collègues 3. D'un ou plusieurs subordonnés.
4. D'un ou plusieurs clients Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
2 |
8 |
0 |
3 |
|
5% |
22% |
|
8% |
Les violences ou intimidation physiques seraient majoritairement le fait de collègues.
90. Vous est-il arrivé(e) qu'une personne ou plusieurs personnes se comporte(nt) systématiquement avec vous de la façon suivante :
1. Fait comme si vous n'étiez pas là
2. Tient sur vous des propos désobligeants
3. Critique injustement votre travail
4. Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes
5. Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement
6. Vous dit des choses obscènes ou dégradantes
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
Nsp |
|
18 |
15 |
15 |
8 |
11 |
8 |
2 |
|
49% |
41% |
41% |
22% |
30% |
22% |
5% |
Les journalistes déclarent être systématiquement confronté aux comportements suivants :
Une ou plusieurs personnes
Fait comme si vous n'étiez pas là 49%
Tient sur vous des propos désobligeants 41%
Critique injustement votre travail 41%
Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 30%
Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 22%
Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 22%
Situation psychologique liée au travail
91. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) désespéré(e) en pensant à l'avenir ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
15 |
11 |
7 |
2 |
2 |
|
41% |
30% |
19% |
5% |
5% |
Au cours des 7 derniers jours précédant la participation au questionnaire, un quart des journalistes déclare s’être sentis désespérés en pensant à l’avenir.
92. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) seul(e) ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
9 |
14 |
4 |
8 |
1 |
|
24% |
38% |
11% |
22% |
3% |
Au cours des 7 derniers jours précédant la participation au questionnaire, un tiers des journalistes déclarent s’être sentis seuls souvent ou très souvent (22%).
93. Au cours des 7 derniers jours, avez-vous eu des trous de mémoire ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
13 |
19 |
3 |
1 |
1 |
|
35% |
51% |
8% |
3% |
3% |
94. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) découragé(e) ou avez-vous eu le "blues" ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
8 |
15 |
9 |
4 |
1 |
|
22% |
41% |
24% |
11% |
3% |
Au cours des 7 derniers jours précédant la participation au questionnaire, 36% des journalistes déclarent s’être sentis découragés.
95. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) tendu(e) ou sous pression ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
5 |
8 |
16 |
7 |
1 |
|
14% |
22% |
43% |
19% |
3% |
Au cours des 7 derniers jours précédant la participation au questionnaire 62% des journalistes déclarent avoir été souvent ou très souvent (19%) sous pression.
96. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous laissé(e) emporter contre quelqu'un ou quelque chose ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
17 |
13 |
4 |
0 |
3 |
|
46% |
35% |
11% |
|
8% |
97. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) ennuyé(e) ou peu intéressé(e) par les choses ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
11 |
11 |
9 |
4 |
2 |
|
30 |
30 |
24 |
11 |
5 |
Plus d’un tiers des journalistes déclarent s’être sentis souvent ennuyés par les choses au cours des 7 derniers jours.
98. Au cours des 7 derniers jours, avez-vous ressenti des peurs ou des craintes ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
14 |
15 |
4 |
2 |
2 |
|
38% |
41% |
11% |
5% |
5% |
99. Au cours des 7 derniers jours, avez-vous pleuré facilement ou vous êtes-vous senti(e) sur le point de pleurer ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
23 |
9 |
2 |
1 |
2 |
|
62% |
24% |
5% |
3% |
5% |
Un tiers des journalistes confie s’être senti sur le point de pleurer au cours des 7 derniers jours.
100. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) agité(e) ou nerveux(se) intérieurement ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
7 |
13 |
6 |
10 |
1 |
|
19% |
35% |
16% |
27% |
3% |
76% des journalistes se déclarent nerveux intérieurement.
101. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) négatif (ve) envers les autres ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
8 |
22 |
4 |
2 |
1 |
|
22% |
60% |
11% |
5% |
3% |
102. Au cours des 7 derniers jours, vous êtes-vous senti(e) facilement contrarié(e) ou irrité(e) ?
1. Jamais 2. De temps en temps 3. Assez souvent 4. Très souvent
|
1 |
2 |
3 |
4 |
Nsp |
|
11 |
12 |
7 |
6 |
1 |
|
30% |
32% |
19% |
16% |
3% |
Deux tiers confient se sentir facilement contrarié(e)s ou irrité(e)s
103. Remarques sur la situation psychologique liée au travail :
Question ouverte (spontanée). Les réponses ont été regroupées par thèmes puis classées en fonction de leur fréquence.
4 Je me sens seul(e), exilé(e).
2 Je ressens l’éloignement de la direction générale.
1 Je suis la seule femme du staff.
4 La hiérarchie ne répond jamais aux demandes en espérant qu’elles disparaissent. On laisse traîner les problèmes.
4 Constat d’une démotivation liée aux conditions salariales.
3 Je n’arrive pas à joindre les deux bouts, tous les mois la gestion de mes découverts me pompe beaucoup d’énergie.
3 Je vis un harcèlement moral quotidien. Je suis confronté à l’hostilité de collègues qui font un travail inexistant ou médiocre.
3 Pas d’action de nos responsables ni de la direction dans les conflits.
1 La démagogie des patrons de gauche est sans commune mesure avec celle des patrons de droite (qui assument).
2 L’ambiance de travail est anxiogène et délétère.
2 J’observe une tendance récurrente à trouver des boucs émissaires face aux carences de la direction.
2 Les problèmes que nous rencontrons ne sont jamais réglés, l’arrêt de travail longue maladie est le seul recours.
1 J’ai été agressée physiquement par un collègue, malgré une plainte et un rappel à la loi aucune action de la direction…
1 Les fautifs restent en place et les victimes sont déplacées.
1 difficile de distinguer l’impact professionnel sur l’état psychologique.
1 Etat de déréliction générale.
1 La situation psychologique est tributaire des anxiolytiques que chacun prend.
1 Je suis accro aux (bip!) trois par jour.
1 Tout repose sur la solidarité entre collègues.
Satisfaction globale.
104. Quel est votre niveau de satisfaction générale par rapport à votre situation professionnelle prise dans sa globalité ?
1. Pas du tout satisfait 2. Plutôt pas satisfait 3. Plutôt satisfait 4. Tout à fait satisfait.
|
1 |
2 |
3 |
4 |
|
11 |
15 |
10 |
1 |
|
30% |
41% |
27% |
2% |
Au sein de la Marseillaise et de L’Hérault du jour 71% des journalistes se déclarent insatisfaits de leur situation professionnelle. Ils ne sont que 27% à être plutôt satisfait.
Caractéristiques individuelles
105. Sexe
1. Féminin 2. Masculin
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1 |
2 |
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16 |
21 |
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43% |
57% |
106. Dans quelle classe d'âge vous situez-vous ?
1. Moins de 25 ans 2. 25 à 29 ans 3. 30 à 34 ans 4. 35 à 39 ans 5. 40 à 44 ans 6. 45 à 49 ans
7. 50 à 54 ans 8. 55 à 59 ans 9. 60 ans et plus
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3 |
3 |
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5% |
11% |
30% |
11% |
8% |
16% |
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8% |
8% |
3% |
41% des journalistes interrogés sont âgés de 25 à 34 ans.
19% des journalistes interrogés sont âgés de 35 à 44 ans.
16% ont entre 45 à 49 ans.
8% ont entre 55 et 59 ans.
8% ont 60 ans et plus.
La majorité des personnes interrogées sont des jeunes journalistes. 60% d’entre eux ont entre 25 et 44 ans.
La tranche d’âge des 50 à 54 ans n’est pas représentée.
On constate un décalage générationnel entre les jeunes journalistes de mois de 40 ans et ceux âgés de 60 ans et plus qui occupent les postes à responsabilités. Il est probable que le décalage se marque aussi à travers le niveau d’étude. La génération intermédiaire des quadragénaires et quinquagénaires est numériquement moins présente.
Ces chiffres sont à recouper avec la pyramide des âges de l’ensemble des journalistes.
107. Quelle est votre situation familiale ?
1. Vous vivez en couple sans enfant à charge résidant à domicile
2. Vous vivez en couple avec un ou des enfant(s) à charge résidant à domicile
3. Vous vivez seul(e) sans enfant à charge résidant à domicile
4. Vous vivez seul(e) avec un ou des enfant(s) à charge résidant à domicile
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1 |
2 |
3 |
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Nsp |
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13 |
11 |
10 |
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35% |
30% |
27% |
11% |
5% |
108. Nombre d'enfants à charge (vous et votre conjoint si vous vivez en couple) :
109. Quel est le niveau du diplôme le plus élevé que vous ayez obtenu ?
1. DEA, master, doctorat, diplôme d'ingénieur 2. Bac + 3 ou bac + 4 (licence, maîtrise, etc.)
3. Bac + 2 (BTS, DEUG, etc.) 4. Bac
5. CAP, BT, BET, BEP 6. BE, BEPC, classe de collège et seconde
6. Sans diplôme
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1 |
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Nsp |
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6 |
5 |
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0 |
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24% |
38% |
16% |
14% |
3% |
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5% |
62% des journalistes interrogés disposent d’un diplôme supérieur de deuxième ou troisième cycle. Ils sont 17% à ne pas avoir obtenus de diplômes au-delà du Bac. Ces chiffres doivent être mis en regard avec l’ensemble des journalistes et notamment les plus âgés, qui sont plus nombreux à s’être formé sur le tas et sont ici sous représentés.
110. Depuis combien de temps travaillez-vous au sein de l’entreprise?
1. Depuis moins de 1 an 2. Depuis 1 à 4 ans 3. Depuis 5 à 9 ans 4. Depuis 10 à 14 ans
5. Depuis 15 à 19 ans 6. Plus de 20 ans
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1 |
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3 |
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Nsp |
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11 |
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2 |
1 |
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19% |
30% |
35% |
3% |
5% |
3% |
La tranche des journalistes qui disposent de 15 ans et plus d’ancienneté (8%) sont moins nombreux à avoir répondus au questionnaire. Les « anciens » représentent pourtant environ 25% de l’ensemble de la rédaction (qui compte 123 personnes d’après le bilan social 2010). La rédaction en chef qui n’a pas souhaité répondre y est très représentée.
111. Quel est votre lieu d'affectation ?
Nous n’avons pas localisé précisément la provenance des questionnaires pour préserver l’anonymat des personnes ayant répondues. Globalement un peu moins d’un tiers des résultats vient de Marseille. Un peu moins de la moitié des informations recueillies (si l’on ajoute Montpellier) provient des agences les plus importantes en termes d’effectifs.
51% des réponses reflètent l’opinion des journalistes travaillant dans les petites ou moyennes agences du journal. Cette partie des salariés se sent très éloignée des pôles de décision, voir pas du tout informée. Plus on s’éloigne de Marseille, moins les objectifs poursuivis de l’entreprise sont identifiables.
112. Quel est votre métier actuel ?
La grande majorité des réponses est le fait des journalistes ou rédacteurs auxquels s’ajoutent deux correspondants de presse. Les chefs d’agences sont peu représentés. Cette non-participation (ou non-déclaration) questionne. Elle peut être liée à la non-reconnaissance du travail et des responsabilités réellement exercées. (Voir prof Q112 et statut Q116).
113. Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?
1. Depuis moins d'1 an 2. Depuis 1 à 3 ans 3. Depuis 3 à 4 ans 4. Depuis 5 à 9 ans 5. Depuis 10 ans et plus
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1 |
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3 |
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Nsp |
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6 |
1 |
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30% |
32% |
19% |
16% |
3% |
114. Quel est votre niveau de rémunération (salaire net mensuel, hors primes liées aux résultats et hors intéressement) ?
Les chiffres sont entre 20% et 30% en dessous du salaire minimum. Et les coefficients pratiqués au sein de l’entreprise ne correspondent à rien d’existant.
115. Êtes-vous à temps complet ou à temps partiel ?
1. Temps complet 2. Temps partiel
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1 |
2 |
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28 |
9 |
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76% |
24% |
(chiffres à comparer avec ceux du bilan social)
116. Quel est votre statut ?
1. rédacteur stagiaire 2. rédacteur en remplacement, 3. correspondant de presse,
4. rédacteur 1er éch, 5. rédacteur 2ème éch , 6. photographe, 7. SR 1er éch, 8. SR 2ème éch, 9. chef de centre détaché 10. Chef de centre détaché 2, 11. Sous Chef de service, 12. Chef de service, 13. Rédacteur en chef
14. autre (précisez)
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1 |
2 |
3 |
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6 |
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14 |
Nsp |
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1 |
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1 |
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8% |
3% |
8% |
19% |
41% |
3% |
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3% |
5% |
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3% |
8% |
Remarques générales
117. Remarques, précisions générale
Question ouverte (spontanée). Les réponses ont été regroupées par thèmes puis classées en fonction de leur fréquence.
3 Les salaires sont très insatisfaisants.
3 Incompétente des services de directions.
2 Incapacités totales de la direction à changer son fonctionnement.
1 La rédaction en chef navigue à vue.
1 Il faut partir sur un vrai projet éditorial
1 Nous ne sommes pas à l’écoute de la société.
1 Je suis pour une nouvelle formule plus jeune sur le net.
1Remplacez l’équipe de cadre.
2 Gros efforts de cohésion fournis et pas reconnus.
2 Nous ne sommes jamais pris en considération.
2 Je rencontre d’importants problèmes relationnels sur mon lieu de travail.
1 Mon travail de chef d’agence est non reconnu.
1 Nos conditions de travail sont scandaleuses à tous les niveaux.
1 Sur mon secteur, j’entreprends des démarches pub, annonce légale et abonnement qui tombent dans le vide.
1 Quel dommage de gâcher un si beau métier en traitant les gens de la sorte. Quel mépris pour un média qui se dit de gauche.
1 Les pigistes démotivés s’en prennent à leur chef de service.
1 540 articles signés en 2009, je ne fais qu’un trois quarts/temps.
1 Je suis correspondant salarié à mi-temps depuis 2001 avec des promesses de temps plein. Aucune proposition…
2 Je suis découragé, je ne vois aucune amélioration possible.
1 On vit sur un mensonge publicitaire en dehors du droit.
1 Le journal doit sortir du dictat de la pub.
1 Manque de perspectives.
1 Il est temps que les réalités soient occultées et les vérités dites.
2 Problèmes d’insalubrité.
1 Problème de sécurité dans les locaux de travail.
1 Dix ans de boîte, je n’ai jamais été convoqué à une visite médicale.
1 Plusieurs problèmes liés aux retards des paiements quasi systématiques.
1 Les différents services doivent travailler ensemble.
1 Nous sommes dans le tout productif. Il n’y a pas d’analyse.
1 L’absence de débat nous empêche d’évoluer.
1 Merci pour cet espace d’expression.
Médias et affaire Strauss-Kahn : Du pinacle au pilori
Le traitement de l’affaire Strauss-Kahn interpelle à nouveau la profession de journaliste.
Il n’est pas question de minimiser l’impact de l’affaire sur la vie politique française, ni sur le fonctionnement du FMI ; néanmoins, on peut s’interroger sur le déluge de prétendues informations déversées par tous les médias.
Certains commentateurs n’hésitent pas à affirmer haut et fort qu’ils respectent la présomption d’innocence, tout en multipliant les détails faisant de Dominique Strauss-Kahn un coupable avéré.
Certaines directions de grands médias n’hésitent pas à envoyer des journalistes vedettes « poireauter » sous la pluie devant l’entrée de l’hôtel « où a eu lieu le crime ». Quelles informations pouvaient espérer les journalistes ? Aucune.
Le traitement de l’affaire Strauss-Kahn tourne dans certains médias au voyeurisme.
Ce sont les grands médias qui avaient « élu » M. Strauss-Kahn avant même 2012 qui ont la dent la plus dure pour leur ex-champion et qui, en retournant leur veste, font de l’affaire un événement à grand spectacle pour créer de l’audience.
Ce déluge autour de sa personne n’est que le résultat de la « pipolisation » de la vie politique que Dominique Strauss-Kahn a, lui aussi, largement contribué à alimenter. Entouré d’une pléthore de communicants, il a laissé multiplier les signes laissant penser qu’il serait candidat à l’élection présidentielle de 2012, donnant la priorité aux petites phrases et petits signes dont se repaît la presse aujourd’hui plutôt que de présenter un programme s’attaquant à la crise de l’emploi et des salaires, au mal-vivre de couches de plus en plus nombreuses de la société, à la réindustrialisation du pays, à une information libérée du poids des grands groupes industriels liés aux cercles dirigeants etc.
Au fond, Dominique Strauss-Kahn prend comme un boomerang cette pipolisation qui l’a porté au pinacle et qui aujourd’hui le cloue au pilori.
Le risque est de plus en plus grand de voir les citoyens se détourner des médias qui confondent information et spectacle et pour qui politique rime avec "starisation".
Le SNJ-CGT tient à mettre en garde les journalistes contre cette surexploitation de cette affaire et les appelle à respecter à la fois la présomption d’innocence et la mesure dans son traitement. Il les appelle aussi à traiter avec discernement les prises de position de certains politiciens de droite qui ne sont pas en reste en matière de scandale.
Le SNJ-CGT met aussi en garde contre cette exploitation des prétendus sondages qui ne tiennent compte que des personnes et non des programmes.
La future élection présidentielle mérite mieux qu’une compétition entre des « écuries » de personnalités ; la profession de journaliste faillirait à son rôle si elle ne traitait pas en priorité des choix de société présentés par les candidats.
Journée Presse régionale
Au niveau de la branche, le SPQR maintient des propositions inacceptables en matière salariale : une augmentation de 1,5% en 2011 (en trois fois) sur les salaires minimas. La volonté des éditeurs est clairement de remettre en cause la politique sociale de branche alors, qu’historiquement, les négociations concernent les salaires réels, permettant un relatif maintien du pouvoir d’achat.
Avec une inflation galopante, la position du SPQR entraînera une baisse du niveau de vie des journalistes. Malgré un mouvement de grève inédit le 18 février dernier, le SPQR demeure inflexible et n’entend pas répondre aux légitimes revendications de l’intersyndicale : une augmentation de 3% sur les salaires réels (1% au titre de 2010 et 2% pour 2011).
Dans les entreprises, quand les NAO sont ouvertes, les propositions éventuelles d’augmentation de salaire ne rattrapent même pas la baisse du pouvoir d’achat, tandis que les charges économiques augmentent. Les progressions d’indice sont longues voir bloquées et la polyvalence imposée fait exploser les grilles.
Partage du Territoire
- Le SNJ-CGT dénonce les concentrations qui mettent à mal le pluralisme et l’indépendance des rédactions Le partage du territoire se poursuit entre quelques groupes le plus souvent adossés à des banques : Crédit Mutuel, Crédit Agricole... la presse régionale est aujourd’hui entre les mains d’actionnaires qui se moquent du pluralisme. Le Crédit Mutuel, avec, dernièrement, le rachat du groupe Est Républicain, souhaite se constituer un empire régnant sur tout l’est du territoire.
Le SNJ-CGT a écrit à l’Autorité de la concurrence pour lui demander de veiller au respect de la loi anti-concentration de 1986 et, par conséquent, de rendre un avis négatif à la prise de contrôle de l’Est Républicain par le Crédit Mutuel. Les résultats de ce Monopoly géant sont désastreux pour la qualité de l’information et l’indépendance des rédactions : projets de mutualisation des contenus, fusion des rédactions, baisse des effectifs, augmentation de la charge de travail...
Les patrons de presse et les actionnaires instaurent, dans des groupes de plus en plus complexes, des règles qui méprisent les droits les plus élémentaires des journalistes. Les journalistes de plus en plus asservis à des logiques informatiques sont contraints à la polyvalence totale et à travailler dans le cadre dune « mutualisation » forcée. L’annonce de la fusion des rédactions de La Voix du Nord, de Nord Eclair et de Direct Lille ne peut, une fois de plus, que nous inquiéter.
Les patrons ne respectent pas l’indépendance des titres, bafouent les droits d’auteurs, multiplient les pressions sur les journalistes, et traitent les salariés comme du bétail que l’on peut « vendre » s’ils ne sont pas sages, par exemple en faisant grève (cf. Le Républicain lorrain).
Précarisation de la profession
Le SNJ-CGT dénonce la précarisation de la profession. Le recours à des journalistes multipliant les CDD et à des pigistes plutôt qu’à des embauches de journalistes en CDI accroît la précarité. Sans parler des jeunes journalistes diplômés d’écoles qui sont employés comme correspondant local de presse (CLP), ni des vrais CLP auxquels les dirigeants des entreprises de presse recourent à bon compte. Le SNJ-CGT rappelle que l’information n’est pas une marchandise, ni un enrobage pour la publicité ou la communication. La précarisation de la profession entraine une baisse évidente de la qualité de l’information.
Qu’elle soit quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, nationale, départementale ou régionale, généraliste ou spécialisée, la presse impose aujourd’hui aux journalistes baisse de salaires et dégradation des conditions de travail, dans un contexte de mépris pour leur métier et leur mission. Avec toujours le même objectif : obtenir davantage de profit sans se soucier du contenu éditorial. Face à cette volonté patronale les salariés de la presse régionale doivent se mobiliser et exiger des conditions de travail leur permettant d’exercer leur métier en toute indépendance.
Car, la lutte paie ! En presse magazine, les grèves récentes pour des augmentations de salaire à Mondadori et à Prisma Presse ont montré, qu’unis les salariés obtenaient des résultats. Avec, une augmentation mensuelle de 106 euros pour les salaires jusqu’à 3 000 euros chez Prisma Presse.
Face à des patrons inflexibles, les journalistes doivent s’unir pour défendre leur indépendance et garantir le pluralisme de la presse, en région en particulier.
Pourquoi le SNJ-CGT a quitté la table des NAO
SNJ-CGT La Marseillaise l'Hérault du jour
Lors de la première réunion de négociations en novembre 2010, Le PDG s’est ouvert sur la situation globale de l’entreprise qui semble très préoccupante à moyen terme. Publicité, diffusion, vente et notoriété sont en baisse constante. Bref, l’entreprise recule sur tous les terrains, à l’exception des abonnements qui sont en légère hausse.
Les paramètres financiers, notre mode de fonctionnement et de productivité impliquent, selon Jean-Louis Bousquet, une réorientation structurelle importante et urgente. Pour le PDG la masse salariale est trop importante par rapport au chiffre d’affaire (" Il y a trop de monde et trop mal payé… "). Il annonce une restructuration. " Je ne remplacerai pas les départs à la retraite et j’entends réduire la masse salariale durant l’exercice 2011. "
Pour ne pas aveugler le débat par la question des salaires, le SNJ-CGT s’était tenu aux questions d’organisation, de demande d’informations sur la mise en œuvre de la restructuration notamment pour les journalistes, sans que la direction de la rédaction n’apporte aucune précision concrète sur ses actions et sa méthode.
Le SNJ-CGT qui s’inscrit dans une démarche constructive, fait valoir l’impossibilité de travailler mieux avec moins de personnel dans les conditions actuelles. Il évoque par ailleurs, que les tentatives de relance précédentes qui reposaient sur du consulting, ont démontré que la résistance au changement a largement pris le dessus au sein des équipes de direction.
Pour le syndicat il faut investir dans l’humain. Faire confiance aux salariés, leur assurer de meilleures conditions de travail et d’écoute ainsi qu’une meilleure reconnaissance salariale. Le gain en valeur ajoutée est à ce prix. Il repose évidemment sur des objectifs clairs, une meilleure organisation du travail, un nouveau partage des responsabilités et un plan de formation, point sur lequel il s’engage à faire des propositions.
Jeudi 17 mars a eu lieu la deuxième réunion. Les trois points à l’ordre du jour concernaient :
- Une négociation sur les salaires,
- la signature d’un accord sur le droit syndical et la concertation sociale proposée par l’intersyndicale
- une discussion sur la proposition du SNJ-CGT de travailler sur un plan de formation inter service.
Sur le premier point, la direction a campé sur la position nationale des patrons de la SPQR soit 1,5% d’augmentation en trois fois pour l’année 2011. Ce qui, compte tenu du taux d’inflation officiel de 1,8% en 2010, signifie une nouvelle baisse du pouvoir d’achat.
Par ailleurs, cette proposition qui n’a pas recueilli l’aval des syndicats de salariés, s’entend sur la base des salaires minimums figurant dans les grilles de la convention collective. Alors que nous sommes entre 25% et 30% en dessous. D’où notre revendication d’une augmentation de 200 euros mensuels pour tous les journalistes.
Concernant l’accord sur la concertation sociale, le directeur financier Henri Cabel déclare : " nous ne signerons jamais cet accord ", en mettant en exergue, " un engagement réciproque de l’ensemble des parties signataires de respecter les dispositions légales, réglementaires et conventionnelles en vigueur. " Précision importante, cet accord ne comporte aucune obligation d’augmentation immédiate pour l’entreprise. Il relève d’un engagement symbolique pour l’entreprise qui s’engage en le signant à retrouver le chemin du droit, en fonction de la santé économique de l’entreprise. Après plus de 60 ans d’existence, pour la direction le droit, c’est toujours niet !
Contrairement au discours tenu jusqu’ici par le PDG qui laissait entrevoir une conception différente de la gestion de l’entreprise, la direction retrouve peu ou prou la position de son prédécesseur. " Vous n’êtes pas dans une démarche constructive (…) Nous ne signerons pas d’accord sur la concertation sociale à moins que vous signiez un accord de restructuration pour nous accompagner dans la réduction du personnel. " On marche sur la tête !
Il semble que la gouvernance exercée par Jean-Louis Bousquet ait été fortement comprimée par les forces d’inertie de l'encadrement au point de l’égarer ?
Jean-Marie Dinh
Secrétaire Général du SNJ-CGT
La Marseillaise L’Hérault du Jour
