Bonjour,

nous portons à la connaissance des journalistes qui n'ont pas pu venir à la réunion du 7 février à Marseille, le résumé de notre première réunion sur ce sujet des avec la direction, le 5 janvier dernier.


La réunion syndicale du 7 févier était consacrée au non respect par notre direction de certaines obligations en matière de cotisations sociales obligatoires, à leur incidences chiffrées sur l'avenir des journalistes, et à l'étude des propositions de la direction pour sortir de ce fonctionnement proprement inacceptable.

Au vu de cette situation alarmante nous avons demandé la tenu d'une seconde réunion de négociation. Tous les journalistes sont directement concernés.


Résumé de la 1ere réunion avec la direction le 5 janvier

La position de la direction

  • Le contexte : 205 salariés en 1985, 255 aujourd'hui. Sachant qu'en 1987, on vendait deux fois plus de journaux. Une gestion centrée pendant des années sur l'embauche au détriment de l'investissement. Pour la direction, la contradiction est "évidente". Le but : restructurer le journal en diminuant le nombre de salariés "de la façon la plus sociale qui soit". Soit : gagner sur les postes au montage, ne pas remplacer les départs à la retraite. Cette restructuration demande également "une participation du personnel", discuter de ce que l'on fait.

 

  • Concernant les cotisations retraites : le directeur découvre visiblement la chose, se dit prêt à revenir à une situation « normale », estimant que cette dernière est « philosophiquement indéfendable ». Mais ce retour se fera progressivement, compte tenu des difficultés à boucler le budget dans un contexte de déficit structurel et de crise.
    Selon la direction, il est impossible de basculer d’un seul coup, le montant de la manœuvre étant estimé à 300.000 euros. L’idée : dès cette année, faire cotiser tous les journalistes âgés de 50 ans puis avancer cette limite d’âge d’un an chaque année voire plus vite si la situation du journal se redresse. Avec un rappel au passage de la nécessité de réduire la masse salariale et de la nécessaire participation de tous à l’effort de restructuration. En clair, la direction estime que ce qui compte pour les cotisants ce sont les 25 dernières années de travail (alors que ce sont les 25 meilleures). Le montant de la retraites est donc calculé à partir de 42 ans, la direction estime ainsi « couper la poire en deux ».

 

  • Concernant les journalistes qui se retrouvent à cotiser en dessous du SMIC ce qui est formellement illégal : « l’erreur » va être rectifiée cette année, seule année concernée selon la direction.

 

  • Concernant la justification des 7500 euros de frais justifiant l’abattement de 30% : pas de réponse. Si ce n’est un « c’est légal ». Impossible de négocier d’ailleurs sur la valeur de l’abattement, apparemment « c’est 30% ou rien ».

 

  • Concernant d’éventuelles compensations pour les années perdues : pas de réponse. Mais la direction se dit prête à discuter des salaires, de la mutuelle en même temps que la question des retraites ou des tickets resto, en fonction de la marge dégagée par la restructuration. La proposition d’une allocation forfaitaire mensuelle pour la prise en charge des dépenses de transport ou de téléphones a été évoquée.

La position du SNJ-CGT :

Impossible d’accepter que l’entreprise ait pu bâtir son équilibre financier sur un abattement que l’on nous impose. Abattement qui permet de bénéficier de la réduction Fillon et de se retrouver avec un brut inférieur au SMIC. Tenir compte du fait que ce choix purement comptable ne concerne « pas que des chiffres mais des personnes ». Or les conditions sociales des salariés est telle qu’ils peinent à payer leur loyer ou avoir des temps de loisirs. Ils ne touchent pas les salaires qu’ils devraient toucher, ni la prime d’ancienneté qui va avec. Le sacrifice de la retraite est d’autant plus intolérable.

Demande à savoir combien de journalistes sont réellement concernés pour avoir une meilleure base de négociation.

Le syndicat incite la direction à penser global, intégrer la variable « journalistes » à la gestion de l’entreprise au même titre que celle de l’achat indispensable du papier. Pour une meilleurs considération et une amélioration du dialogue sociale, rétablir la confiance et mettre fin à la résistance au changement. Bref "penser autrement l'entreprise" pour un "dialogue social constructif". Revoir le rôle de l'encadrement, travailler sur le transversal. Les cadres pas non plus dans une dimension de changement.

Proposition de la mise en place d’une commission développement. La direction se dit prête à y réfléchir.