Depuis maintenant plus de trois mois, le fait-diversier de La Marseillaise n’est plus autorisé à entrer dans l’Hôtel Central de Police de Marseille où il se rendait quotidiennement depuis 8 ans.

Le SNJ-CGT de La Marseillaise-L'Hérault du Jour prend acte de cette décision émanant de la haute hiérarchie policière mais s’interroge sur la conception de la liberté d’expression qui anime ces mêmes représentants de l’Etat. Le droit à une information libre demeure l’un des piliers de la République, au même titre que le droit à la sécurité pour tous. Les intérêts des médias comme ceux des forces de l’ordre ne divergent en ce sens absolument pas.

Nous constatons surtout que cette interdiction intervient suite à une série d’articles publiés dans nos colonnes : la réduction drastique des effectifs de police (Edition du 14 mai 2011), des extrait d’un rapport des renseignements, très orienté sur les prières de rues à Marseille (Edition du 24 septembre 2011), le coût prohibitif des heures supplémentaires pour mettre des policiers sur le terrain chaque week-end à l’approche des élections présidentielles (Edition du 22 novembre 2011) ou encore les très mauvais chiffres de la délinquance de l’année 2011 avant tripatouillage préfectoral (Edition du 23 novembre 2011).

Le SNJ-CGT de La Marseillaise considère que la suppression l’énoncé des problèmes ne revient pas à les résoudre. Et comme il semble que l’enquête administrative ordonnée en fin d’année dernière afin de déceler les « fuites » soit restée infructueuse, empêcher La Marseillaise d’entrer dans l’Hôtel Central de Police de Marseille a été l’option de secours choisi par les autorités.

Le SNJ-CGT de La Marseillaise constate d’ailleurs que jamais aucun droit de réponse n’a été demandé par les autorités policières, pas plus qu’un démenti quelconque sur aucun sujet. Aucune attaque ou menace d’attaque en diffamation n’est arrivée à nos oreilles pour aucun écrit des journalistes de La Marseillaise.

Et aucune des nombreuses demandes d’interview au Préfet de police de Marseille n’ont trouvé de réponses alors même qu’elles ont été formulés à l’ensemble des interlocuteurs habilités à les recevoir jusqu’au Préfet de Région en personne.

Le SNJ-CGT de La Marseillaise regrette qu’aucune médiation que la direction du journal ait tenté depuis n’ait aboutie.

Le SNJ-CGT de La Marseillaise dénonce par ce communiqué l'entrave à la liberté de la presse.

 

SNJ-CGT La Marseillaise- l’Hérault du jour